Un débat très animé, organisé par notre regretté Pierre Debeffe à Aubange en 1993, est à l’origine de notre association. Jean-Marie Danze et Daniel Comblin, experts scientifiques en ligne haute tension faisaient face à ceux d'Electrabel. Concernés par des lignes à haute tension, Pierre Debeffe à Aubange et Jean Delcoigne à Frasnes-lez-Anvaing restèrent ensuite en contact. Ils créèrent deux ans plus tard l’association Teslabel, dont le nom rappelle l’unité de champ magnétique et la Belgique, mais diront certains, est aussi une allusion au distributeur historique d’électricité… et du champ magnétique associé. Visitez aussi notre page facebook facebook.com/TeslaBEL


1/2 heure par jour au gsm, risque de tumeur doublé Imprimer Envoyer
Écrit par Eric   
Jeudi, 22 Mai 2014 21:57
 
(22-5-14) Les résultats d’une enquête épidémiologique menée entre 2004 et 2006 à l'Université de Bordeaux sont enfin connus et publiés. Ils font plus que confirmer les résultats des travaux de Hardell et du programme Interphone : pour les utilisateurs dits intensifs du téléphone portable le risque de tumeur au cerveau est plus que doublé, et malheureusement, comme dans l'étude Interphone, le curieux vocable "intensif" désigne un usage du portable pendant 896 heures en 5 ans, soit moins d'une demi-heure par jour !!!   
C'est le British Medical Journal, dans sa revue Occupationnal and Environmental Medecine, qui vient de dévoiler cette étude :
 
Les chercheurs bordelais ont montré que les personnes ayant utilisé leur portable plus de 15 h par mois pendant une durée médiane de 5 ans avaient un risque multiplié par deux ou trois de développer un gliome, tumeur cérébrale pouvant être maligne (le glioblastome) ou "bénigne" (comme l'oligodendrogliome). Cette catégorie présente également un risque multiplié par deux ou trois d'avoir un méningiome, une tumeur généralement "bénigne" des méninges, par rapport aux personnes ayant plus modérément utilisé leur téléphone en durée cumulée.

L'étude a porté sur 253 cas de gliomes et 194 méningiomes recensés entre 2004 et 2006 dans quatre départements français, comparés à 892 témoins adultes sains, représentatifs de la population française. 14% des personnes interrogées ont déclaré avoir utilisé un "kit mains libres" qui permet de ne pas positionner le téléphone contre l'oreille (ce qui ne les a donc pas empêchés de développer une tumeur ndlr).
 
Le Dr Isabelle Baldi, qui faisait partie des chercheurs, reconnaît que les utilisations du portable ont nettement augmenté depuis le milieu des années 2000, mais pense que dans le même temps les appareils émettent moins d'ondes car ils sont désormais réglementés quant à leurs émissions.
 
Malheureusement, c'est inexact. D'après Robin des Toits, un smartphone a un DAS de 1W/m² environ contre 0,5 pour un portable NOKIA de 1995. La 4G lancée sur le marché sans aucune étude d'impact sanitaire préalable (malgré les demandes répétées de Robin des Toits depuis 2009) ajoute encore au nombre de fréquences utilisées et accroît d'environ 50% l'exposition du public. D'après plusieurs personnes électrosensibles ayant contacté Teslabel, un smartphone émet régulièrement des pics de 3 à 10 V/m dans le voisinage, même en l'absence de conversation téléphonique.
D'après un reportage à la télévision russe RT (The Truth Seeker) un smartphone émet jusqu'à 1000 fois plus qu'un gsm normal, et une tablette qui télécharge une video émet 2 V/m. Quand on pense que plusieurs partis politiques, dont le parti "humaniste" Cdh, veulent en équiper tous les écoliers depuis le plus jeune âge, cela fait froid dans le dos...
 
Mais cool, laissons le mot de la fin au directeur du département de l'Université de Bordeaux où fut menée l'étude : « Il faut raison garder. Cela ne veut pas dire que tous les gens qui téléphonent vont avoir une tumeur au cerveau » ...
 
Mise à jour le Jeudi, 22 Mai 2014 23:15