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Canaux calciques perturbés, maladies à la clé Imprimer Envoyer
Écrit par Eric   
Vendredi, 01 Janvier 2016 23:33

(1/1/16) Le Dr Martin Pall, chercheur à l'Université de Washington, étudie les effets des rayonnements sur le calcium, en particulier sur les "canaux calciques dépendant du voltage". Canaux qui traversent nos membranes cellulaires, s'ouvrent à partir d'un certain potentiel électrique, et laissent alors passer les ions calcium avec des conséquences notamment sur les muscles (contractions...) et les nerfs (sécrétions neuroendocrines, neurotransmetteurs, stress oxydatif et nitrosatif...)

Les rayonnements électriques de type "micro-ondes" des nouvelles technologies sans fil (gsm, wifi, bluetooth, dect, wimax, satellite etc.) ont des puissances qualifiées de "non-thermiques", parce que l'élévation de température des corps exposés est actuellement considérée comme trop faible pour avoir un effet pathogène.

Rappelons cependant que tout corps absorbant des rayonnements s'échauffe, qu'il ne s'agit pas d'une irradiation ponctuelle, mais permanente depuis des années (donc d'un échauffement permanent), que de plus en plus de gens souffrent de la chaleur (des températures considérées autrefois comme agréables leur sont devenues insupportables), et que de nombreux témoignages d'électrosensibles mentionnent une sensation de cuisson interne. Personnellement, j'ai pu constater des centaines de fois depuis 2003, qu'à climat et ensoleillement identiques, il fait plus frais en zone blanche qu'en zone irradiée. Enfin, l'accélération du réchauffement climatique correspond chronologiquement à l'avènement des technologies sans fil wifi, 3G, 4G... pur hasard ?

Mais fermons cette parenthèse sur les effets thermiques de notre exposition aux technologies sans fil, ouverte pour rappeler qu'ils existent bel et bien aussi, pour nous intéresser ici aux effets "non-thermiques". Tout bricoleur ayant fait la malheureuse expérience d'une décharge électrique, a pu constater que la conséquence la plus immédiate et la plus saisissante n'est pas d'ordre thermique, mais bien nerveux. Les rayonnements artificiels causent des courants électriques infiniment moindres, mais il s'agit bien aussi d'électricité : les antennes émettrices fonctionnent avec des courants électriques; et ce sont des courants électriques induits naissant aux antennes réceptrices qui permettent la réception. En fait tous les obstacles situés dans un champ électromagnétique artificiel ont leurs charges électriques (électrons et ions) soumises à des mouvements. Les organismes vivants ne font pas exception. Parmi les ions ainsi sollicités figurent les ions calcium Ca++.

Le Dr Martin Pall (1), Professeur émérite à l'Université de Washington, souffrait lui-même d'un de ces nouveaux syndromes inexplicables, rares autrefois mais qui courent les rues depuis l'avènement des technologies sans fil, en l'occurence le syndrome de fatigue chronique. Il a fait appel à sa spécialité, la biochimie, pour comprendre le mécanisme d'action de la pollution électromagnétique (des basses et des hautes fréquences), jusqu'au niveau cellulaire. Ses recherches ont déjà fait l'objet de nombreuses publications sur Pubmed, dont deux récentes ci-dessous, en 2015. Parmi les autres syndromes émergents qui s'expliquent par les canaux calciques, citons : fibromyalgie, sensibilité chimique multiple, électrohypersensibilité, dépression...

 

1) Les micro-ondes agissent par activation des canaux calciques dépendants du voltage (VGCC), provoquant des impacts biologiques à des niveaux non thermiques.
 
Ceci remet en question la conception habituelle et officielle comme quoi les champs électromagnétiques ne pourraient agir que par effet thermique. D'abord une bonne vingtaine d'études montrent que les micro-ondes comme les basses fréquences agissent via activation des VGCC, vu que tous les effets observés étaient stoppés par des bloqueurs de canaux calciques. Ensuite, des centaines d'études montrent que les micro-ondes modifient les flux de calcium, y compris ceux d'ions Ca++ à l'intérieur des cellules. Les propriétés biophysiques des VGCC entre autres, les rendent particulièrement sensibles à de faibles expositions, dites non-thermiques, aux champs électromagnétiques. Des études à des niveaux non-thermiques montrent que la plupart du temps, les champs pulsés causent plus de réactions que les non-pulsés, et qu'il y a des plages d'intensités auxquelles les réactions biologiques sont plus fortes qu'à des intensités supérieures ou inférieures. Ces observations confortent l'hypothèse de l'action par les canaux VGCC, alors qu'elles ne collent pas avec l'hypothèse officielle de l'action exclusivement par échauffement thermique. Les effets en aval de l'activation des VGCC incluent la signalisation du calcium et de l'oxyde nitrique (NO), une augmentation du NO, de peroxynitrite, la formation de radicaux libres et de stress oxydatif. Ces effets expliquent à leur tour les conséquences biologiques souvent rapportées pour des expositions dites non-thermiques : cassures de simples ou doubles brins dans l'ADN cellulaire, cancer, infertilité (homme et femme), baisse de mélatonine, perturbations du sommeil, tachycardie, arythmie, mort subite par arrêt de coeur, divers problèmes neuropsychiatriques tels que la dépression. Des effets thérapeutiques des ondes s'expliquent aussi par ce mécanisme. D'autres mécanismes non-thermiques que l'activation des VGCC peuvent avoir lieu, mais aucun ne semble avoir d'effets sur les mammifères.
 
On pourrait déterminer des normes d'exposition qui seraient biocompatibles, en observant les réponses de tissus ou de cultures de cellules ayant des taux élevés de VGCC, à différentes expositions aux champs électromagnétiques. Mais le rapport canadien de 2014, établi par un groupe d'experts triés sur le volet, ne reconnaît encore toujours que les effets thermiques des expositions aux rayonnements non-ionisants, en contradiction avec toutes les observations faites plus haut. Sa conclusion (que seuls les effets thermiques sont à prendre en considération) ne se base que sur des évidences faibles, qui peuvent s'expliquer autrement que par la théorie thermique. Par contre des milliers d'études contredisent cette théorie. Selon le rapport canadien, aucun mécanisme biophysique fiable n'existe pour démontrer l'existence d'effets non thermiques. Mais il rejette un grand nombre d'études qui en montrent, sous prétexte de présence d'incohérences. Cependant, le seul domaine documenté par le rapport pour montrer des incohérences est celui de la génotoxicité, et jutement il n'y a pas d'incohérences. Les études dans ce domaine montrent que différents types de cellules et de champs produisent différentes réponses, ce qui n'est pas incohérent, au contraire. Le rapport prétend que la formation de cataracte est due aux effets thermiques, en ignorant les études qui prouvent le contraire et montrent le rôle des ions Ca++ et des VGCC. Il est grand temps d'abandonner la théorie des seuls effets thermiques, et de tenir compte de l'activation des VGCC et de ses conséquences.

 

2) Les champs électromagnétiques de type micro-ondes provoquent des effets neuropsychiatriques aujourd'hui largement répandus, dont la dépression. 

Non-thermal microwave/lower frequency electromagnetic fields (EMFs) act via voltage-gated calcium channel (VGCC) activation. Calcium channel blockers block EMF effects and several types of additional evidence confirm this mechanism. Low intensity microwave EMFs have been proposed to produce neuropsychiatric effects, sometimes called microwave syndrome, and the focus of this review is whether these are indeed well documented and consistent with the known mechanism(s) of action of such EMFs. VGCCs occur in very high densities throughout the nervous system and have near universal roles in release of neurotransmitters and neuroendocrine hormones. Soviet and Western literature shows that much of the impact of non-thermal microwave exposures in experimental animals occurs in the brain and peripheral nervous system, such that nervous system histology and function show diverse and substantial changes. These may be generated through roles of VGCC activation, producing excessive neurotransmitter/neuroendocrine release as well as oxidative/nitrosative stress and other responses. Excessive VGCC activity has been shown from genetic polymorphism studies to have roles in producing neuropsychiatric changes in humans. Two U.S. government reports from the 1970s to 1980s provide evidence for many neuropsychiatric effects of non-thermal microwave EMFs, based on occupational exposure

studies. 18 more recent epidemiological studies, provide substantial evidence that microwave EMFs from cell/mobile phone base stations, excessive cell/mobile phone usage and from wireless smart meters can each produce similar patterns of neuropsychiatric effects, with several of these studies showing clear dose-response relationships. Lesser evidence from 6 additional studies suggests that short wave, radio station, occupational and digital TV antenna exposures may produce similar neuropsychiatric effects. Among the more commonly reported changes are sleep disturbance/insomnia, headache, depression/depressive symptoms, fatigue/tiredness, dysesthesia, concentration/attention dysfunction, memory changes, dizziness, irritability, loss of appetite/body weight, restlessness/anxiety, nausea, skin burning/tingling/dermographism and EEG changes. In summary, then, the mechanism of action of microwave EMFs, the role of the VGCCs in the brain, the impact of non-thermal EMFs on the brain, extensive epidemiological studies performed over the past 50 years, and five criteria testing for causality, all collectively show that various non-thermal microwave EMF exposures produce diverse neuropsychiatric effects.

Copyright © 2015 The Authors. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.

 
(1) M.L. Pall, Professor Emeritus of Biochemistry and Basic Medical Sciences, Washington State University, 638 NE 41st Avenue, Portland, OR 97232-3312, USA. Electronic address: martin_pall at wsu.edu
Mise à jour le Lundi, 06 Juin 2016 15:04